Histoire en Suisse
Comment le pays a nommé, jugé puis souvent cessé de punir les relations hors mariage.
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Vivre ensemble sans être mariés : quand le concubinage était interdit en Suisse
Jusqu'en 1995 dans le canton du Valais. Plusieurs cantons suisses punissaient la vie commune d'un couple non marié, appelée Konkubinat en allemand. Zurich a abrogé cette interdiction en 1972 et Schwyz en 1992. Le Valais a été le dernier à le faire, en 1995. La Bavière voisine avait levé une interdiction comparable dès 1970.
Voir la fiche →Internés pour « vie dissolue » : l'internement administratif en Suisse jusqu'en 1981
Jusqu'en 1981, des autorités administratives suisses pouvaient enfermer des personnes sans jugement dans des établissements de travail ou de rééducation. Une « vie dissolue », le refus de travailler ou une grossesse hors mariage suffisaient. Selon la Commission indépendante d'experts, au moins 60 000 personnes ont été internées dans environ 650 établissements.
Voir la fiche →Enfants placés de force : le sort des enfants de mères non mariées en Suisse
Les Verdingkinder étaient des enfants retirés par les autorités suisses à des familles pauvres ou à des mères non mariées, puis placés comme main-d'œuvre bon marché, surtout dans des fermes. La pratique, fréquente du XIXe siècle aux années 1960, a touché plus de 100 000 enfants entre 1920 et 1970. Le Conseil fédéral a présenté des excuses en avril 2013.
Voir la fiche →1942 : quand un seul Code pénal a remplacé les lois des cantons
Le Code pénal suisse, adopté par l'Assemblée fédérale en décembre 1937, a été accepté en votation populaire le 3 juillet 1938, par 358 438 oui contre 312 030 non. Entré en vigueur le 1er janvier 1942, il a remplacé les codes cantonaux. Il a notamment dépénalisé les relations homosexuelles entre adultes mais a maintenu l'adultère.
Voir la fiche →Le Consistoire de Genève : comment Calvin surveillait les mœurs
Le Consistoire de Genève, prévu par les Ordonnances ecclésiastiques de 1541, réunissait chaque semaine les pasteurs et des anciens laïcs. Il jugeait les affaires de mariage et surveillait les mœurs et la foi des habitants. Il pouvait admonester ou excommunier, et renvoyait les cas graves au pouvoir civil. Environ un adulte sur quinze y était convoqué chaque année.
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