Société en Suisse
Mariage, union libre, naissances hors mariage : ce que disent les chiffres officiels et les débats publics.
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De 1938 à 2021 : ce que les votations révèlent des mœurs suisses
Les Suisses se sont prononcés plusieurs fois sur des questions de mœurs. Ils ont accepté le Code pénal de justesse en 1938, avec environ 53 % de oui, puis la révision du droit pénal sexuel en 1992, avec 73 %. Le partenariat enregistré a obtenu 58 % en 2005 et le mariage pour tous 64 % en 2021, dans tous les cantons.
Voir la fiche →Mariage pour tous en Suisse : ce qui a changé depuis juillet 2022
Depuis le 1er juillet 2022. Le 26 septembre 2021, 64,1 % des votants et tous les cantons ont accepté d'ouvrir le mariage civil aux couples de même sexe. La réforme leur ouvre l'adoption conjointe et l'accès des couples de femmes à la procréation médicalement assistée. Auparavant, ces couples pouvaient seulement conclure un partenariat enregistré, en vigueur depuis 2007.
Voir la fiche →Pourquoi les Suisses se marient encore avant d'avoir des enfants
En 2020, 27,7 % des enfants nés en Suisse avaient des parents non mariés, selon les données de l'Office fédéral de la statistique. C'est nettement moins que dans l'Union européenne, où la part était estimée à 41,1 % en 2024. En Suisse, la plupart des enfants naissent donc encore de parents mariés.
Voir la fiche →Éducation sexuelle à l'école : vingt-six cantons, plusieurs modèles
En Suisse, chaque canton décide du contenu et de la place de l'éducation sexuelle à l'école. Genève propose des cours aux filles depuis 1926 et des programmes obligatoires depuis les années 1950. La plupart des cantons romands confient ces cours, depuis les années 1970, à des spécialistes formés. En Suisse alémanique, ils sont souvent assurés par les enseignants.
Voir la fiche →Excuses, réhabilitation, contribution : comment la Suisse répare les mesures de coercition
La Suisse a présenté des excuses officielles en 2010 et en 2013, puis adopté en 2014 une loi de réhabilitation. En 2016, le Parlement a créé une contribution de solidarité allant jusqu'à 25 000 francs par victime, en réponse à une initiative populaire. Environ 9 000 personnes l'avaient demandée en mars 2018. La Commission d'experts juge ces mesures insuffisantes.
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