Religions

Vodun au Bénin : interdits, mariage et cohabitation avec la loi civile

Par la rédaction de fornication.infoVérifié le Lecture : 11 min12 sources
Illustration : un médaillon avec un croissant et une étoile, devant la porte du Non-Retour à Ouidah, entouré de passants d'aujourd'hui
L'essentiel

Quelles règles le vodun impose-t-il sur le mariage et la fidélité ?

Le vodun, religion de 11,6 % des Béninois au recensement de 2013 et pratiqué aussi par de nombreux chrétiens et musulmans, n'a pas de code écrit : chaque culte a ses initiations, ses interdits et ses prêtres. Les règles de l'union varient donc, alors que la loi béninoise ne reconnaît que le mariage civil monogame.

Sommaire
  1. Qu'est-ce que le vodun ?
  2. Comment l'initiation et les couvents fonctionnent-ils ?
  3. Quels interdits encadrent la vie des fidèles ?
  4. Comment un adultère est-il traité sur le plan rituel ?
  5. Comment le vodun cohabite-t-il avec la loi civile ?
  6. Quelle place l'État donne-t-il au vodun depuis les années 1990 ?
  7. Questions fréquentes
  8. Sources

Qu'est-ce que le vodun ?

Le vodun est la religion traditionnelle des peuples de langues gbe, notamment les Fon, les Aja et les Ewe, au Bénin, au Togo, au Ghana et au Nigeria ; le mot signifie « esprit », « divinité » ou « présence » [1]. Il reconnaît un dieu créateur, au-dessous duquel agissent de nombreuses divinités appelées elles aussi vodun, sans autorité centrale ni clergé unifié [1]. Mawu-Lisa, divinité double liée à la lune et au soleil, Sakpata (la terre), Hêviosso (le tonnerre et la justice divine), Gu (le fer), Dan (le serpent et la richesse), Legba (les carrefours) et Mami Wata comptent parmi les plus connues [1].

Le vodun n'a ni livre ni dogme fixé. Une étude de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR), publiée le 16 octobre 2013, souligne que sa pratique varie selon la région, le groupe ethnique et le prêtre, et ne repose ni sur des écrits ni sur des rites officiels [3]. Il est surtout présent dans le sud du pays, et dans une moindre mesure dans le nord [3].

Le Fa, système de divination dérivé de l'Ifá yoruba, occupe une place centrale. Le devin, ou bokonon, interprète les combinaisons obtenues avec seize noix de palme ou une chaîne de huit demi-coques, soit 256 figures associées chacune à des récits [1]. Le Fa intervient notamment pour confirmer le choix d'un chef de culte [3].

Le poids du vodun est difficile à chiffrer. Au recensement béninois de 2013, 11,6 % des habitants se déclaraient adeptes du vodun et 2,6 % d'autres religions traditionnelles, contre 48,5 % de chrétiens et 27,7 % de musulmans [2]. Beaucoup de chrétiens et de musulmans pratiquent pourtant aussi le vodun, et d'autres estimations, non datées, avancent environ 17 % de la population [1][2]. Au Togo, environ la moitié de la population suivrait des religions traditionnelles, ordre de grandeur lui aussi incertain [1].

Repères chronologiques

  1. 1972Mathieu Kérékou prend le pouvoir et instaure un régime marxiste-léniniste
  2. 1973Interdiction des cérémonies vodun pendant la saison des pluies, début d'une répression qui dure toute la décennie
  3. 1993Festival Ouidah 92 et première fête nationale du vodun le 10 janvier, sous la présidence de Nicéphore Soglo
  4. 1997La loi n° 97-031 du 20 août 1997 institue une fête annuelle des religions traditionnelles le 10 janvier
  5. 2002La Cour constitutionnelle censure l'option polygamique du projet de code (décision DCC 02-144 du 23 décembre)
  6. 2004Code des personnes et de la famille du 24 août 2004 : seul le mariage civil monogame est reconnu
  7. 2017Décision DCC 17-018 : un pasteur qui voulait supprimer la fête du 10 janvier a méconnu la Constitution
  8. 2024La fête devient les « Vodun Days », organisés à Ouidah et à Grand-Popo

Comment l'initiation et les couvents fonctionnent-ils ?

L'initiation fait entrer le fidèle dans une communauté organisée autour d'un sanctuaire, au terme d'un séjour au couvent qui peut durer de quelques mois à quelques années selon les cultes [1][3]. Elle repose sur une mort symbolique suivie d'un rituel de résurrection, après lequel l'initié, ou vodunsi, consacre sa vie à une divinité [3]. En échange de sa protection, de l'abondance, d'une longue vie et d'une descendance, la divinité doit être honorée, nourrie et entretenue ; l'initiation est d'ailleurs coûteuse et comporte en général des sacrifices d'animaux [1].

La communauté est hiérarchisée. Le chef de culte coordonne le sanctuaire, instruit les initiés et préside les cérémonies ; il est assisté d'un remplaçant (hunso), d'un responsable de la sécurité qui sert aussi de porte-parole, d'un homme chargé de surveiller la conduite des adeptes masculins, y compris pendant les transes (hunsunugan), et de son équivalent féminin [3]. Le rang détermine l'autorité de chacun, et la fonction de chef de culte se transmet dans le lignage, sous réserve de confirmation par le Fa [3].

L'entrée au couvent a plusieurs origines. Selon les spécialistes interrogés par la CISR, on y entre par tradition familiale, par choix personnel ou à l'appel d'une divinité révélé par un vœu fait à la naissance, un rêve ou une maladie [3]. Des fillettes initiées vers 8 à 12 ans peuvent devenir prêtresses plus tard, et certains groupes réservent cette fonction aux femmes ménopausées [3].

Le recrutement des enfants fait débat. Une étude de l'ANDRCT soutenue par l'UNICEF a estimé que la plupart des enfants présents dans les couvents étudiés y étaient entrés contre leur gré, sur décision de leurs parents, pour des séjours de six mois à trois ans, avec un accès limité aux soins [3]. Refuser l'initiation peut être délicat et entraîner ruptures familiales ou ostracisme, mais un anthropologue juge « sensationnels » certains récits d'initiations forcées [3].

Quels interdits encadrent la vie des fidèles ?

Les interdits du vodun sont propres à chaque culte et à chaque divinité, ce qui interdit de parler d'une morale vodun unique. Les initiés des cultes Tron et Attingali ne doivent pas manger de porc, et les femmes doivent se tenir à l'écart de Gbădu, réputée pouvoir les rendre stériles ou les tuer si elles s'en approchent [1]. Ces règles portent d'abord sur la relation entre le fidèle et sa divinité.

Le vocabulaire de l'initiation emprunte pourtant à celui du mariage. Vodunsi signifie « épouse du vodun », et une initiation appelée yawotcha consiste pour l'initié à épouser sa divinité [1]. L'initié contracte ainsi des obligations durables envers le vodun, rituelles, matérielles et morales, qui s'ajoutent à celles qu'il a envers son conjoint et sa famille [1][3].

Les sources consultées ne décrivent pas de code matrimonial propre au vodun. Les règles de l'union, comme le choix du conjoint, la dot, la polygamie ou la fidélité, relèvent surtout des coutumes des lignages, dans lesquelles ancêtres, divinités et Fa interviennent comme garants et comme instances de révélation [6]. Elles varient donc d'une région et d'une famille à l'autre ; pour une vue d'ensemble, voir les religions traditionnelles africaines.

Le gouvernement a publié en janvier 2026, en marge des Vodun Days, un document de présentation intitulé « La Théologie du Vodun », consacré aux fondements, aux principes et aux symboles de cette spiritualité [11].

Comment un adultère est-il traité sur le plan rituel ?

Un adultère peut être traité comme une faute envers les ancêtres et les divinités, à réparer par un rite, et pas seulement comme un conflit entre époux. L'étude de l'anthropologue Kouami Auguste Takpe, publiée en 2019 dans la revue ivoirienne Kasa Bya Kasa, décrit ce fonctionnement chez les Kotafon d'Agamè, au Bénin, en s'appuyant notamment sur des entretiens avec des chefs de « religions endogènes » [6]. Ancêtres et esprits y sont considérés comme les gardiens de la famille : l'adultère non réglé d'une épouse exposerait le mari à la maladie, à des crises ou à des hallucinations, et l'épouse elle-même à la mort si les esprits ne sont pas apaisés [6].

La divination sert à établir la faute. Une femme interrogée raconte qu'après être tombée malade, elle a consulté le Fa, qui a révélé son infidélité ; son mari l'a ensuite renvoyée [6]. Des maris consultent aussi les oracles pour vérifier des témoignages [6].

La réparation passe par une cérémonie de purification présentée comme ancestrale. Elle exige l'aveu public de l'épouse devant sa belle-famille ; les « reines mères », gardiennes de la tradition, procèdent à une coupe de cheveux, et le mari doit alors suspendre les relations intimes avec elle [6]. Pour les familles influentes, le rite peut se dérouler discrètement ou de nuit, et les cheveux peuvent être « achetés » plutôt que coupés ; là où le rite n'est pas pratiqué, le mari doit divorcer [6].

L'étude relève une forte asymétrie : seul l'adultère féminin est sanctionné, le devoir de fidélité du mari n'étant pas reconnu de la même façon [6]. Elle mentionne aussi des compensations versées au mari et des vengeances par gris-gris ou empoisonnement [6]. Ces constats valent pour une communauté et une période données ; ils ne décrivent pas l'ensemble des cultes vodun.

Le droit pénal suit une autre logique. Par sa décision DCC 09-081 du 30 juillet 2009, la Cour constitutionnelle a déclaré contraires à la Constitution les articles 336 à 339 du code pénal alors en vigueur, qui réprimaient l'adultère, parce qu'ils traitaient différemment l'homme et la femme : l'adultère du mari n'était punissable que s'il était commis au domicile conjugal [7]. Depuis, personne ne peut être poursuivi sur ce fondement, la Cour n'excluant pas une incrimination qui serait égale pour les deux sexes [7].

Comment le vodun cohabite-t-il avec la loi civile ?

La loi béninoise ignore le mariage vodun comme tout mariage religieux ou coutumier : seul compte le mariage civil, monogame depuis le Code des personnes et de la famille du 24 août 2004 [12]. Ce code ne reconnaît ni les mariages coutumiers ou religieux ni les unions de fait (article 126), exige le consentement des deux époux (article 119) et prévoit le mariage monogame (article 143) [5]. Il écarte la coutume dans les matières qu'il règle (article 1030) [5].

La monogamie découle d'une décision de la Cour constitutionnelle. Saisie de la loi n° 2002-07 adoptée le 7 juin 2002, la Cour a jugé, par sa décision DCC 02-144 du 23 décembre 2002, que l'option permettant à l'homme d'être polygame alors que la femme ne pouvait être que monogame violait l'égalité garantie par l'article 26 de la Constitution [4]. Une trentaine d'articles liés à la polygamie ont été déclarés contraires à la Constitution [4]. Le code fait encore l'objet de contestations : en 2018, une requête portée devant la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples a dénoncé certaines de ses dispositions comme discriminatoires envers les femmes [12].

Les pratiques coutumières subsistent néanmoins. Le Comité des droits de l'homme de l'ONU constatait en 2015 que la polygamie se poursuivait, et le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDEF) a décrit en 2012 des rites de veuvage éprouvants : confinement de plusieurs mois, restrictions sur la toilette et la coiffure, obligation de dormir près du corps ou de boire l'eau ayant servi à le laver [5]. La loi sur la prévention et la répression des violences faites aux femmes interdit ces pratiques néfastes, y compris celles liées au veuvage (article 3), et punit le mariage forcé d'un à trois ans d'emprisonnement (article 31) [5].

Le lévirat est lui aussi encadré : selon l'OCDE, le remariage d'une veuve avec son beau-frère n'est possible que sur autorisation du procureur, pour causes graves (article 122) [5]. Sur l'histoire de ces règles, voir le passage du Coutumier du Dahomey au code de 2004 et le Code des personnes et de la famille.

La cohabitation avec les autres religions repose sur la laïcité. La Constitution établit un État laïque et interdit la discrimination religieuse, et les groupes religieux doivent s'enregistrer auprès du ministère de l'Intérieur [2]. Beaucoup de fidèles combinent vodun et christianisme, certains voyant en Jésus un vodun, tandis que d'autres, convertis aux Églises évangéliques, rejettent le vodun comme incompatible avec leur foi [1]. Le culte Tron observe à la fois le jeûne du ramadan et celui du carême, et le culte Attingali célèbre des fêtes musulmanes [1].

Quelle place l'État donne-t-il au vodun depuis les années 1990 ?

Après avoir été réprimé sous le régime marxiste-léniniste, le vodun est devenu une composante revendiquée de l'identité nationale et un atout touristique. Arrivé au pouvoir par un coup d'État en 1972, Mathieu Kérékou a interdit dès 1973 les cérémonies vodun pendant la saison des pluies ; la répression s'est poursuivie dans les années 1970, et les initiations sont devenues secrètes et plus courtes [1]. Avec la transition démocratique engagée en 1989, Nicéphore Soglo a levé de nombreuses mesures hostiles au vodun [1].

La réhabilitation s'est faite par la culture. Le festival Ouidah 92, premier festival international des arts et cultures vodun, s'est tenu en 1993, et une fête nationale du vodun est célébrée le 10 janvier depuis la même année, selon Global Voices et Wikipédia [1][9]. La loi n° 97-031 du 20 août 1997 a institué officiellement une fête annuelle des religions traditionnelles, célébrée le 10 janvier sur tout le territoire (article 2) [8].

La Cour constitutionnelle protège cette fête. Dans sa décision DCC 17-018 du 31 janvier 2017, elle a jugé qu'un pasteur qui réclamait la suppression du 10 janvier dans un journal, en septembre 2016, avait propagé la haine et l'intolérance religieuses, en violation des articles 2, 10, 34 et 36 de la Constitution [8].

Depuis 2024, le gouvernement a transformé la fête en « Vodun Days », étalés sur plusieurs jours à Ouidah et à Grand-Popo ; le ministre du Tourisme, Jean-Michel Abimbola, a justifié le choix de la graphie « vodun » par l'authenticité culturelle [9]. L'édition 2026 s'est tenue du 8 au 10 janvier à Ouidah, avec des rituels à la forêt sacrée de Kpassè, des sorties des masques Zangbéto et Egungun et la consultation annuelle du Fa (Tofâ), en présence du président Patrice Talon [10]. Cette valorisation ne fait pas du vodun une religion d'État : le Bénin reste laïque, et le 10 janvier célèbre l'ensemble des religions traditionnelles [2][8].

Questions fréquentes

Le vodun est-il une religion officielle au Bénin ?

Non. Le Bénin est un État laïque, et aucune religion n'y est officielle. Le vodun est cependant reconnu et célébré par l'État, qui a institué par la loi du 20 août 1997 une fête annuelle des religions traditionnelles le 10 janvier, devenue « Vodun Days » en 2024.

Un mariage vodun est-il reconnu par la loi ?

Non. Le Code des personnes et de la famille ne reconnaît ni les mariages coutumiers ni les mariages religieux (article 126) : seul le mariage civil célébré devant l'officier d'état civil produit des effets juridiques. Une union célébrée uniquement selon les rites n'ouvre donc pas les droits du mariage civil, notamment en matière de succession.

Le vodun autorise-t-il la polygamie ?

Le vodun n'a pas de doctrine unique sur ce point : la question relève surtout des coutumes familiales. La loi béninoise, elle, ne prévoit plus que le mariage monogame depuis la décision DCC 02-144 de 2002 et le code de 2004. La polygamie persiste toutefois dans les faits, selon le Comité des droits de l'homme de l'ONU (2015).

Que célèbre-t-on le 10 janvier au Bénin ?

Le 10 janvier est la fête nationale des religions traditionnelles, dites endogènes, dont le vodun. Elle a été instituée par la loi n° 97-031 du 20 août 1997, après une première célébration en 1993 selon plusieurs sources. Depuis 2024, elle prend la forme des « Vodun Days », organisés notamment à Ouidah.

Combien de Béninois pratiquent le vodun ?

Au recensement de 2013, 11,6 % des Béninois se déclaraient adeptes du vodun et 2,6 % d'autres religions traditionnelles. Ces chiffres sous-estiment sans doute la pratique, car de nombreux chrétiens et musulmans participent aussi aux cultes vodun. D'autres estimations, non datées, avancent environ 17 % de la population.

Qu'est-ce que le Fa ?

Le Fa est le système de divination associé au vodun, dérivé de l'Ifá des Yoruba. Le devin, appelé bokonon, interprète des combinaisons obtenues avec seize noix de palme ou une chaîne divinatoire, soit 256 figures. Une consultation nationale annuelle, le Tofâ, a eu lieu pendant les Vodun Days de 2026.

Que signifie vodunsi ?

Vodunsi désigne un initié du vodun ; le terme signifie « épouse du vodun ». Il exprime le lien durable qui unit l'initié à sa divinité après son passage au couvent. Ce lien crée des obligations rituelles et matérielles envers le culte, en échange de la protection attendue de la divinité.

Sources

  1. en.wikipedia.org — https://en.wikipedia.org/wiki/West_African_Vod%C3%BAn
  2. ecoi.net — https://www.ecoi.net/de/dokument/2011045.html
  3. ecoi.net — https://www.ecoi.net/en/document/1268043.html
  4. law.utoronto.ca — https://www.law.utoronto.ca/sites/default/files/documents/reprohealth/benin_2002_polygamy.pdf
  5. genderindex.org — https://www.genderindex.org/wp-content/uploads/files/datasheets/2019/BJ.pdf
  6. bec.uac.bj — https://bec.uac.bj/uploads/publication/d3f16d1bcce2accb8dfa5bd206f5efe4.pdf
  7. law.utoronto.ca — https://www.law.utoronto.ca/sites/default/files/documents/reprohealth/lg-48f-adultere-benin.pdf
  8. courconstitutionnelle.bj — https://courconstitutionnelle.bj/files/decisions/DCC17-018_31_janvier_2017.pdf
  9. globalvoices.org — https://globalvoices.org/2024/01/24/benin-the-national-vodun-festival-is-now-vodun-days/
  10. gouv.bj — https://www.gouv.bj/article/3406/succes-eclatant-vodun-days-2026-benin-assume-statut-grande-nation-culture-traditions-ancestrales/
  11. gouv.bj — https://www.gouv.bj/article/3403/decouvrez-theologie-vodun/
  12. african-court.org — https://african-court.org/cpmt/storage/app/uploads/public/636/bca/2b2/636bca2b26b2e226517655.pdf

Information générale, ce n'est pas un conseil juridique ni religieux.

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