Afrique francophone

Religions en Afrique francophone

Ce que disent les textes religieux et les Églises, les confréries ou les communautés du pays sur les relations hors mariage.

Des baobabs dans la savane : des lieux de culte du pays, avec des habitants en tenue d'aujourd'hui.
Illustration originale de fornication.info

Tous les sujets · 10

La zina dans l'islam malikite d'Afrique de l'Ouest : doctrine et réalité juridique

Dans le droit islamique classique, la zina désigne toute relation sexuelle hors mariage. L'école malikite, dominante en Afrique de l'Ouest, exige quatre témoins ou un aveu, mais admet aussi la grossesse d'une femme non mariée comme indice. Dans les États laïques de la région, ces règles relèvent de la morale religieuse, pas du droit pénal.

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Sénégal

Confréries et marabouts au Sénégal : quelle influence sur le mariage et les mœurs ?

Au Sénégal, environ 96 % de la population est musulmane et presque tous les fidèles se rattachent à une confrérie soufie : tidjane, mouride, qadir ou layène. Les marabouts y conseillent les familles, célèbrent ou bénissent les unions et pèsent dans les débats publics sur la morale, aux côtés du droit civil issu du Code de la famille.

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L'Église catholique face à la polygamie en Afrique : textes et pratiques pastorales

L'Église catholique rejette la polygamie. L'exhortation Familiaris consortio de 1981 la juge contraire à la communion entre époux et à l'égale dignité de l'homme et de la femme. En 1995, Ecclesia in Africa valorise la famille africaine et l'inculturation, mais sans admettre l'union polygame, ce qui pose des questions pastorales concrètes.

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RD Congo

Kimbanguisme : une Église congolaise aux règles morales strictes

L'Église kimbanguiste, née en 1921 au Congo belge autour du prophète Simon Kimbangu, impose à ses fidèles des interdits stricts : polygamie, adultère et fornication y sont proscrits, comme l'alcool, le tabac et la danse. Reconnue en 1959, elle revendique des millions de fidèles, surtout en RDC.

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Côte d'Ivoire

Harrisme en Côte d'Ivoire : une Église africaine tolérante envers la polygamie

Le harrisme est né de la prédication du Libérien William Wadé Harris, qui baptisa plus de 100 000 personnes en Côte d'Ivoire et au Ghana en 1913-1914. Il exigeait l'abandon des fétiches, mais lisait l'Ancien Testament comme un miroir de l'Afrique et voyageait lui-même avec plusieurs épouses : d'où une tolérance envers la polygamie.

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Religions traditionnelles africaines : interdits, ancêtres et règles de l'union

Les religions traditionnelles africaines n'ont pas de code unique : chaque peuple a ses règles. Beaucoup lient le droit de se marier à l'initiation, entourent les cérémonies d'interdits et lisent la maladie ou le malheur comme un signe du mécontentement des ancêtres. Des rites de purification réparent alors la transgression.

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Islam, christianisme, traditions : quelles positions sur la polygamie en Afrique ?

En Afrique francophone, l'islam autorise un homme à épouser jusqu'à quatre femmes s'il les traite équitablement, l'Église catholique refuse la polygamie, et certaines Églises africaines indépendantes la tolèrent. Selon Pew Research, 25 % des musulmans et 3 % des chrétiens d'Afrique vivent dans un foyer polygame.

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Lévirat en Afrique francophone : coutume, religions et interdictions

Le lévirat est la coutume par laquelle une veuve épouse un frère de son mari défunt. Présenté comme une protection de la veuve et des enfants, il est critiqué comme une atteinte au libre consentement. Le Burkina Faso l'interdit, le Bénin ne l'admet que sur autorisation du procureur, mais il persiste dans plusieurs pays.

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Mali

Mali : comment les religieux ont pesé sur le Code de la famille

En 2009, le projet de Code de la famille voté au Mali a suscité une forte mobilisation de responsables religieux, dont Mahmoud Dicko, alors président du Haut Conseil islamique. Le texte a été révisé : la version adoptée en 2011 reconnaît le mariage religieux et fait du mari le chef de famille.

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Bénin

Vodun au Bénin : interdits, mariage et cohabitation avec la loi civile

Le vodun, pratiqué par environ 17 % des Béninois et fêté chaque 10 janvier depuis 1993, n'a pas de code écrit : chaque culte a ses initiations, ses interdits et ses prêtres. Les règles sur l'union varient donc selon les cultes, alors que la loi béninoise ne reconnaît que le mariage civil monogame.

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