Langue en Afrique francophone
Les mots du pays pour dire la fornication, l'adultère ou l'infidélité, leur origine et leurs nuances.
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« Deuxième bureau » : d'où vient l'expression africaine pour désigner une maîtresse ?
En français d'Afrique centrale et de l'Ouest, le « deuxième bureau » désigne la maîtresse attitrée d'un homme marié, souvent entretenue par lui, parfois une union parallèle durable. Attestée dès les années 1980 au Congo et en Côte d'Ivoire, l'expression puise dans le vocabulaire administratif ; son lien avec le Deuxième Bureau, service de renseignement français, n'est pas démontré.
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Coépouse : le mot et les réalités de la polygamie en Afrique francophone
Une coépouse est l'une des épouses d'un même mari dans un mariage polygame. Larousse et Le Robert n'enregistrent que la graphie soudée « coépouse ». Courant en Afrique francophone, le mot apparaît dans la littérature, comme chez Mariama Bâ, dans la presse et dans les études sur la famille, où rang des épouses et tour de rôle ont leur vocabulaire.
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Côte d'Ivoire« Gaou » : le mot ivoirien de la naïveté amoureuse, de Magic System au dictionnaire
En nouchi, l'argot d'Abidjan, un « gaou » est une personne naïve, crédule, facile à tromper. Le mot a fait le tour de l'Afrique avec « 1er Gaou », succès de Magic System enregistré en 1999 et relancé en France en 2002, qui raconte avec humour l'histoire d'un jeune homme délaissé par une petite amie attirée par l'argent.
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Côte d'IvoireNouchi : comment l'argot d'Abidjan parle de séduction et de couple
Le nouchi, argot né à Abidjan dans les années 1970 parmi des jeunes de la rue, mêle français, dioula et baoulé. Il a son vocabulaire de la séduction : une « go » est une jeune femme ou une petite amie, un « gaou » un naïf. Popularisé par le zouglou, il a fait entrer des mots dans Larousse.
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CamerounCamfranglais : comment le Cameroun parle d'amour, de drague et de couple
En camfranglais, parler urbain des jeunes Camerounais né entre les années 1970 et 1980, une petite amie se dit le plus souvent « nga », parfois « meuf » ou « go ». Ce mélange de français, d'anglais, de pidgin et de langues camerounaises sert aussi à parler d'amour et de sexualité à l'abri des aînés.
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Fornication et adultère dans les langues d'Afrique francophone
Il n'existe pas un mot africain unique pour « fornication ». Les Bibles récentes disent njaaloo pour l'adultère en wolof, ekobo en lingala et jɛnɛya en jula, tandis que le haoussa et le swahili emploient zina, terme juridique arabe de l'islam. Le wolof rend la fornication par une périphrase : les unions que Dieu interdit.
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Dot, viduité, option de monogamie : le vocabulaire du mariage en droit africain
Le délai de viduité est la période pendant laquelle une femme divorcée ou veuve ne peut se remarier : 300 jours au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Burkina Faso. L'option de monogamie est l'engagement, pris par le mari au Sénégal, de n'avoir qu'une épouse. La dot désigne en Afrique ce que verse le futur époux.
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Polygamie, polygynie, bigamie : quelle différence et quels mots employer ?
La polygamie désigne le fait d'être marié à plusieurs conjoints à la fois. La polygynie en est la forme où un homme a plusieurs épouses, la seule que reconnaissent les droits africains qui l'admettent ; la polyandrie, une femme avec plusieurs maris, y est exclue. La bigamie consiste à contracter un second mariage avant la dissolution du premier.
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SénégalLes mots du mariage au Sénégal : du wolof au français local
Au Sénégal, le mariage se dit séy en wolof, l'épouse jabar, le mari jëkkër, la coépouse wujj et la première épouse aawo. Le français fournit le vocabulaire de l'état civil, celui du Code de la famille de 1972, qui distingue mariage célébré et mariage constaté. Ce lexique porte la marque de la polygamie.
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RD CongoKinshasa : comment le lingala et la rumba nomment la maîtresse et l'infidélité
En RDC, le français local appelle « deuxième bureau » la seconde compagne d'un homme marié, que certains affichent malgré l'interdiction de la polygamie depuis 1987. Le lingala dit bolingo pour l'amour, libala pour le mariage et ekobo pour l'adultère. La rumba, inscrite au patrimoine de l'UNESCO en 2021, a fait de l'amour son grand thème.
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