Mariage coutumier en Afrique francophone : quelle valeur devant la loi ?

Le mariage coutumier est-il reconnu par la loi en Afrique francophone ?
Cela dépend du pays. Le Cameroun accorde aux unions coutumières transcrites à l'état civil les effets d'un mariage civil, et le Burkina Faso organise leur transcription depuis son code de 2025. Le Bénin et la Côte d'Ivoire ne reconnaissent que le mariage célébré par l'officier d'état civil. Or l'adultère pénal et l'héritage supposent un mariage légalement établi.
Sommaire
- Qu'appelle-t-on mariage coutumier ?
- Quels pays le reconnaissent et lesquels l'ignorent ?
- Comment faire constater ou transcrire une union coutumière ?
- Pourquoi tant d'unions restent-elles hors de l'état civil ?
- Quelles conséquences pour l'adultère et la fidélité ?
- Que deviennent les droits de l'épouse et des enfants ?
- Questions fréquentes
- Sources
Qu'appelle-t-on mariage coutumier ?
Le mariage coutumier est une union conclue selon les règles d'une communauté, le plus souvent par un accord entre familles, sans comparution devant un officier de l'état civil. On le distingue du mariage religieux, célébré à la mosquée ou à l'église, mais les deux soulèvent la même question juridique : produisent-ils des effets devant l'État ? Le Code de la famille sénégalais de 1972 en donne une définition de travail, puisqu'il réserve la « constatation » du mariage aux futurs époux qui observent une coutume matrimoniale en usage au Sénégal (art. 114) [1].
Cette dualité est un héritage de la période coloniale. Au Sénégal, le Code de la famille adopté par la loi n° 72-61 du 12 juin 1972 et entré en vigueur le 1er janvier 1973 a mis fin à la coexistence de plusieurs statuts personnels : droit d'origine française, statuts islamisés, statuts dits animistes et statuts chrétiens [2]. Au Bénin, le Code civil napoléonien a cohabité jusqu'en 2004 avec le droit coutumier du Dahomey, avant l'adoption d'un code unique de la famille [3].
Après les indépendances, chaque État a tranché à sa manière. Certains ont intégré la coutume à l'état civil en la faisant enregistrer ; d'autres ont décidé que seule la célébration civile ferait foi, laissant les unions coutumières sans effet juridique. Ce choix détermine encore qui est « marié » aux yeux de la loi, donc qui peut hériter, réclamer une pension ou, dans certains pays, porter plainte pour adultère. Le contexte historique est détaillé dans notre page sur le statut personnel à l'époque coloniale.
Valeur légale du mariage coutumier ou religieux dans huit pays (octobre 2026)
| Pays | Union coutumière ou religieuse | Texte de référence |
|---|---|---|
| Cameroun | Effets d'un mariage civil si elle est transcrite à l'état civil | Ordonnance n° 81-02 du 29 juin 1981 (art. 81) ; loi n° 2024/016 du 23 décembre 2024 (art. 49) |
| Burkina Faso | Transcrite à l'état civil ; sans transcription, pas de droits du mariage civil | Loi n° 012-2025/ALT du 1er septembre 2025 |
| Sénégal | Peut être « constatée » par l'officier de l'état civil | Code de la famille de 1972, art. 114 |
| Mali | Choix entre mariage civil et mariage religieux | Code des personnes et de la famille de 2011, art. 280 |
| Bénin | Sans effet légal : tout mariage est célébré par l'officier de l'état civil | Code des personnes et de la famille de 2004, art. 126 |
| Côte d'Ivoire | Sans effet légal : seul le mariage civil compte | Loi n° 2019-570 du 26 juin 2019, art. 13 et 14 |
| Togo | Non reconnue sans officier de l'état civil (OCDE, 2019) | Code des personnes et de la famille révisé en 2012 |
| Guinée | Non reconnue sous le Code civil de 1983 ; code de 2019 non vérifié sur ce point | Code civil de 1983, art. 201 ; loi L/2019/035/AN |
Quels pays le reconnaissent et lesquels l'ignorent ?
Le Cameroun, le Burkina Faso, le Sénégal et le Mali donnent, sous conditions, des effets à des unions conclues hors de la mairie ; le Bénin et la Côte d'Ivoire ne leur en reconnaissent aucun. La ligne de partage passe moins entre « reconnaissance » et « interdiction » qu'entre les pays qui enregistrent la coutume et ceux qui exigent une célébration civile.
Au Cameroun, l'ordonnance n° 81-02 du 29 juin 1981 sur l'état civil impose que les mariages coutumiers soient transcrits dans les registres du lieu de naissance ou de résidence de l'un des époux (art. 81, al. 1) [4]. Le même article permettait au président de la République d'interdire par décret les mariages coutumiers sur tout ou partie du territoire (art. 81, al. 2) [4]. La loi n° 2024/016 du 23 décembre 2024 va plus loin : selon la Bibliothèque du Congrès américain, elle place le mariage coutumier au même rang que le mariage civil, à condition qu'il soit enregistré par un officier d'état civil [5]. Le ministère camerounais de la Décentralisation la présente, lui, comme une loi de procédure qui organise l'état civil et la transcription des mariages coutumiers sans modifier les règles de fond [24].
Au Burkina Faso, le Code des personnes et de la famille du 16 novembre 1989 ne prévoyait aucun enregistrement officiel des mariages coutumiers ou religieux (art. 233), selon l'OCDE [8]. Le nouveau code, voté le 1er septembre 2025 à l'unanimité des 71 députés présents de l'Assemblée législative de transition, reconnaît désormais « la transcription et la régularisation » de ces mariages [6]. Il s'agit de la loi n° 012-2025/ALT du 1er septembre 2025, transmise le 12 septembre et promulguée par un décret du 25 septembre 2025 [7][23].
Au Mali, le Code des personnes et de la famille (loi n° 2011-087 du 30 décembre 2011) ouvre le choix entre mariage civil et mariage religieux (art. 280) [9]. Au Sénégal, la voie de la « constatation » permet d'inscrire l'union coutumière à l'état civil sans nouvelle cérémonie, l'acte étant dressé par l'officier ou son délégué [1].
À l'inverse, le Bénin pose depuis 2004 que tout mariage doit être célébré par l'officier de l'état civil (art. 126 du Code des personnes et de la famille) [10]. La Côte d'Ivoire, dans sa loi n° 2019-570 du 26 juin 2019 relative au mariage, définit le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme célébrée devant l'officier de l'état civil (art. 1) et précise que seul ce mariage produit des effets légaux (art. 14) [11].
La Guinée et le Togo se rattachent au même modèle, avec des incertitudes de texte. Le Code civil guinéen de 1983 ne reconnaissait que le mariage célébré par un officier d'état civil (art. 201) [12]. Le nouveau Code civil, loi L/2019/035/AN promulguée par le décret D/2019/222/PRG/SGG du 26 juillet 2019, n'a pas pu être consulté sur ce point précis [13]. Au Togo, selon l'OCDE (2019), les mariages coutumiers et religieux ne sont reconnus que si un officier d'état civil est présent [14].
Comment faire constater ou transcrire une union coutumière ?
La démarche consiste presque toujours à déclarer l'union à l'officier de l'état civil, qui l'inscrit dans ses registres après quelques vérifications. Les délais, les pièces et les contrôles varient d'un pays à l'autre.
Au Cameroun, la loi de 2024 prévoit que les époux déclarent leur mariage à l'officier d'état civil du lieu de naissance ou de résidence de l'un d'eux, ou du lieu de célébration (art. 49) [5]. L'officier publie la demande et avise les centres concernés ; toute personne justifiant d'un intérêt légitime peut s'y opposer dans un délai de 30 jours, après quoi la transcription est faite [5]. L'ordonnance de 1981 punissait déjà l'officier qui transcrivait une union non attestée par les responsables coutumiers des deux époux (art. 83, al. 5) [4].
Au Sénégal, l'acte de mariage, qu'il soit célébré ou constaté, mentionne l'option de monogamie ou de limitation de polygamie éventuellement souscrite par le mari (art. 65) [1]. L'officier demande notamment aux futurs époux s'ils ont déjà été mariés et si une dot a été convenue (art. 116) [1]. D'après le profil juridique établi par l'université Emory, les époux qui suivent une coutume reconnue doivent prévenir l'officier un mois avant le mariage, et le défaut d'enregistrement expose à une amende [15].
Au Burkina Faso, le code de 2025 charge des auxiliaires villageois de signaler chaque mois à l'officier les mariages religieux et coutumiers célébrés dans leur ressort (art. 142-10) [7]. Ces mariages sont ensuite transcrits sur les registres du centre principal d'état civil (art. 143-13), et l'acte de mariage doit mentionner la déclaration d'option de monogamie ou de polygamie (art. 144-8) [7]. Le dispositif vise à rattraper des unions qui, jusque-là, échappaient entièrement à l'administration.
Pourquoi tant d'unions restent-elles hors de l'état civil ?
Les unions non déclarées restent majoritaires ou presque dans plusieurs pays, parce que la cérémonie religieuse ou coutumière suffit socialement et que la démarche civile paraît secondaire. Les chiffres sénégalais en donnent la mesure.
Selon le 5e Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH-5, 2023), dont le volet sur l'état matrimonial a été publié par l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) en juillet 2025, 52,1 % des mariages ne sont pas déclarés à l'état civil [16]. La proportion est de 40,5 % en ville et de 65,5 % en milieu rural [17]. Elle atteint 72,1 % dans la région de Kolda, 69,0 % à Sédhiou et 66,8 % à Kaffrine [16].
Le démographe Philippe Antoine (IRD) a montré, à partir d'une enquête biographique menée à Dakar en 2001, que l'enregistrement des mariages reculait d'une génération à l'autre [18]. Parmi les personnes nées entre 1967 et 1976, seuls 25 % des hommes et 33 % des femmes disposaient d'un acte pour leur première union, alors qu'une nette majorité des générations plus anciennes en possédaient un [18]. Il observe aussi que la cérémonie religieuse précède toujours la cérémonie civile, et que les musulmans enregistrent moins souvent leur union que les chrétiens [18].
En Guinée, le Centre norvégien d'information sur les pays d'origine (Landinfo) notait en 2011 que l'obligation de célébration civile préalable était rarement appliquée et que la plupart des mariages se concluaient probablement sans acte officiel [19]. Ces écarts entre le droit et la pratique expliquent pourquoi la valeur légale d'une union ne devient souvent une question qu'au moment d'un décès, d'une séparation ou d'un litige.
Quelles conséquences pour l'adultère et la fidélité ?
L'adultère, quand il est puni, suppose un mariage reconnu par la loi : dans un pays qui ignore la coutume, une union purement coutumière ne fait pas en principe des partenaires des « époux » au sens pénal. La question se pose surtout là où l'adultère reste un délit, comme au Cameroun.
L'article 361 du Code pénal camerounais de 2016 punit la femme mariée qui a des rapports avec un homme autre que son mari, ainsi que le mari qui a des rapports sexuels avec d'autres femmes que son ou ses épouses [20]. Le texte ajoute que la preuve de l'existence de la polygamie incombe au mari [20]. Un homme qui invoque une seconde union coutumière pour échapper aux poursuites doit donc pouvoir en établir la réalité, ce que facilite une transcription à l'état civil.
En Côte d'Ivoire, la loi de 2019 impose aux époux un devoir mutuel de respect, de fidélité, de secours et d'assistance (art. 45) [11]. Comme seul le mariage célébré par l'officier de l'état civil produit des effets légaux (art. 14), ce devoir juridique ne s'attache pas, en principe, à une union seulement coutumière ou religieuse [11]. Le même raisonnement vaut au Bénin, dont le code exige la célébration civile et ne reconnaît que le mariage monogamique (art. 126 et 143) [10].
Ces règles laissent entière la réprobation sociale ou religieuse de l'infidélité, qui ne dépend pas de l'état civil. Le panorama pays par pays des incriminations figure dans notre tableau des codes pénaux sur l'adultère.
Que deviennent les droits de l'épouse et des enfants ?
Sans mariage légalement établi, l'épouse coutumière risque de perdre ses droits à l'héritage, à l'entretien et au partage des biens, et les réformes récentes cherchent précisément à réduire ce risque. Le statut des enfants dépend surtout des règles de filiation, qui ont elles aussi évolué.
Au Burkina Faso, le code de 2025 prévoit qu'un mariage religieux ou coutumier non transcrit ne confère aucun des droits attachés à la célébration civile ; il garantit par ailleurs la place du conjoint survivant dans la succession, y compris en cas de séparation de corps [6]. Au Cameroun, la Bibliothèque du Congrès souligne que la réforme de 2024 vise à protéger les droits des époux, notamment successoraux, que les femmes mariées selon la coutume n'avaient pas clairement auparavant [5].
En Guinée, Landinfo indiquait en 2011 que l'État ne reconnaissait pas les mariages non enregistrés en matière d'impôt, d'héritage ou de séparation [19]. Au Sénégal, l'OCDE relevait en 2019 que de nombreux mariages religieux n'étaient pas légalement reconnus, ce qui fragilisait les droits des femmes à la garde des enfants et à l'entretien après un divorce [21].
Pour les enfants, plusieurs pays ont modernisé le droit de la filiation. En Côte d'Ivoire, le projet de loi sur la filiation présenté en 2019 supprimait les expressions « enfant adultérin » et « enfant incestueux » ; le ministre de la Justice, Sansan Kambilé, affirmait alors que le texte ne légalisait ni l'adultère ni la polygamie [22]. Ces évolutions protègent l'enfant, mais elles n'effacent pas les conséquences patrimoniales d'une union non enregistrée pour sa mère.
Questions fréquentes
Un mariage traditionnel suffit-il pour être légalement marié ?
Pas partout. Au Bénin (art. 126 du Code des personnes et de la famille) et en Côte d'Ivoire (art. 14 de la loi n° 2019-570), seul le mariage célébré par l'officier de l'état civil a des effets légaux. Au Cameroun, au Burkina Faso ou au Sénégal, l'union coutumière produit des effets si elle est transcrite ou constatée à l'état civil.
Peut-on être poursuivi pour adultère sans mariage civil ?
En principe non, car les textes qui punissent l'adultère visent des personnes mariées au sens de la loi. Là où seule l'union enregistrée a des effets légaux, deux partenaires unis par la seule coutume ne sont pas des époux devant le juge. Au Cameroun, où l'article 361 du Code pénal punit l'adultère, c'est la transcription qui donne à l'union coutumière la valeur d'un mariage.
Comment enregistrer un mariage coutumier au Cameroun ?
Il faut le déclarer à l'officier d'état civil du lieu de naissance ou de résidence de l'un des époux, ou du lieu de célébration, selon l'article 49 de la loi n° 2024/016 du 23 décembre 2024. L'officier publie la demande et toute personne intéressée dispose de 30 jours pour s'y opposer. En l'absence d'opposition, le mariage est transcrit dans les registres.
Le Burkina Faso reconnaît-il désormais les mariages religieux ?
Oui, à condition qu'ils soient transcrits. Le Code des personnes et de la famille adopté le 1er septembre 2025 (loi n° 012-2025/ALT) organise la transcription des mariages religieux et coutumiers à l'état civil. Un mariage non transcrit ne donne pas les droits d'un mariage civil.
Un mariage religieux non déclaré est-il valable en Côte d'Ivoire ?
Non, pas devant la loi. La loi n° 2019-570 du 26 juin 2019 impose que le mariage soit célébré par un officier de l'état civil (art. 13) et réserve les effets légaux à ce seul mariage (art. 14). Une cérémonie religieuse peut accompagner le mariage civil, mais elle ne le remplace pas.
Quelle part des mariages n'est pas déclarée au Sénégal ?
Un peu plus de la moitié : 52,1 % selon le recensement RGPH-5 de 2023, publié par l'ANSD en 2025. La proportion est de 40,5 % en ville et de 65,5 % en milieu rural. Les régions de Kolda, Sédhiou et Kaffrine dépassent les deux tiers de mariages non déclarés.
Le mariage coutumier permet-il la polygamie ?
Oui dans certains pays, non dans d'autres. Au Cameroun, l'acte de mariage mentionne le régime choisi, polygamie ou monogamie (art. 49 de l'ordonnance de 1981), et le code burkinabè de 2025 maintient une déclaration d'option. Au Bénin, seul le mariage monogamique est reconnu (art. 143), et en Côte d'Ivoire nul ne peut se remarier avant la dissolution de son précédent mariage (art. 3 de la loi de 2019).
Sources
- vie-publique.sn — https://www.vie-publique.sn/docs/7f39d071-c466-43bd-89f1-5eea50285d23/code-famille-senegal.pdf
- lesoleil.sn — https://lesoleil.sn/actualites/societe-fait-divers/genese-dun-code-consensuel-3-3/
- afrik.com — https://www.afrik.com/les-beninois-ne-sont-plus-polygames
- refworld.org — https://www.refworld.org/legal/decreees/natlegbod/1981/fr/103552
- loc.gov — https://www.loc.gov/item/global-legal-monitor/2025-01-07/cameroon-law-enacted-to-provide-legal-recognition-of-customary-marriages/
- sidwaya.info — https://www.sidwaya.info/assemblee-legislative-de-transition-le-nouveau-code-des-personnes-et-de-la-famille-adopte/
- citizenshiprightsafrica.org — https://citizenshiprightsafrica.org/wp-content/uploads/Burkina-Faso-decret-promulgation-nouveau-Code-25-Sept-3035.pdf
- genderindex.org — https://www.genderindex.org/wp-content/uploads/files/datasheets/2019/BF.pdf
- genderindex.org — https://www.genderindex.org/wp-content/uploads/files/datasheets/2019/ML.pdf
- data.unicef.org — https://data.unicef.org/wp-content/uploads/2017/12/code-des-personnes.pdf
- faolex.fao.org — https://faolex.fao.org/docs/pdf/ivc208186.pdf
- genderindex.org — https://www.genderindex.org/wp-content/uploads/files/datasheets/2019/GN.pdf
- refworld.org — https://www.refworld.org/sites/default/files/2026-01/guinea-code-civil-2019.pdf
- genderindex.org — https://www.genderindex.org/wp-content/uploads/files/datasheets/2019/TG.pdf
- scholarblogs.emory.edu — https://scholarblogs.emory.edu/islamic-family-law/home/research/legal-profiles/senegal-republic-of
- vie-publique.sn — https://www.vie-publique.sn/documents/10523/etat-matrimonial-et-nuptialite-rgph-5-2023-ansd
- vie-publique.sn — https://www.vie-publique.sn/docs/eb1af5d8-6062-4f84-a1b7-f64200ef9d28/etat-matrimonial-et-nuptialite-rgph-5-2023-ansd.pdf
- assets.erudit.tech — https://assets.erudit.tech/fr/livres/actes-des-colloques-de-lassociation-internationale-des-demographes-de-langue-francaise/demographie-cultures-actes-colloque-quebec-2008/001555co.pdf
- landinfo.no — https://landinfo.no/asset/1839/1/1839_1.pdf
- camer.be — https://www.camer.be/72487/33:30/cameroon-la-sanction-de-ladultere-dans-le-nouveau-code-penal-camerounais.html
- genderindex.org — https://www.genderindex.org/wp-content/uploads/files/datasheets/2019/SN.pdf
- afrique-sur7.fr — https://www.afrique-sur7.fr/424056-loi-filiation-legalise-ladultere
- refworld.org — https://www.refworld.org/node/151353
- id4africa.com — https://www.id4africa.com/2025/files/PS5A-S1-3-Cameroun_FINAL.pdf
Information générale, ce n'est pas un conseil juridique ni religieux.


