Canada

Religions au Canada

Ce que disent les textes religieux et les Églises, les confréries ou les communautés du pays sur les relations hors mariage.

Le château Frontenac à Québec : des lieux de culte du pays, avec des habitants en tenue d'aujourd'hui.
Illustration originale de fornication.info

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Ce que l'Église catholique enseigne sur la fornication, et son poids au Québec

Le Catéchisme de l'Église catholique (§2353) définit la fornication comme l'union charnelle entre un homme et une femme non mariés et la juge gravement contraire à la dignité des personnes. Au Québec, où l'Église a encadré l'éducation, la santé et les services sociaux jusqu'aux années 1960, cette doctrine a longtemps façonné les normes familiales.

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L'Église catholique face à l'union libre québécoise

Non. Le Catéchisme de l'Église catholique (§2390-2391) juge trompeuse l'expression union libre et refuse le mariage à l'essai : l'union sexuelle n'y est moralement légitime que dans le mariage. Ce cadre contraste avec le Québec, où près de 43 % des couples vivaient en union libre au recensement de 2021, record canadien.

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Humanae Vitae et la contraception au Québec

Signée par Paul VI le 25 juillet 1968, Humanae Vitae exclut les méthodes artificielles de contraception et n'admet que le recours aux périodes infécondes pour espacer les naissances. Au Québec, elle paraît un an avant que le Code criminel cesse d'interdire la contraception, alors que l'organisme Serena diffusait déjà une méthode naturelle depuis 1955.

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Les évêques catholiques du Canada face aux réformes de 1969

Selon l'Encyclopédie canadienne, la Conférence des évêques catholiques du Canada ne s'est pas opposée à la modification de 1969 qui a retiré la contraception du Code criminel. Les évêques ont ensuite publié des positions sur la contraception et l'avortement en 1977 et en 1981, dans un pays où l'avortement est resté encadré pénalement jusqu'en 1988.

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L'Église unie du Canada et la sexualité hors mariage

L'Église unie du Canada, formée en 1925 par des méthodistes, des presbytériens et des congrégationalistes, se veut tolérante envers des opinions doctrinales variées. En 1988, elle a décidé que l'orientation homosexuelle n'empêcherait pas automatiquement l'ordination, décision contestée en interne. Ses débats montrent la coexistence de lectures libérales et conservatrices des textes bibliques.

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La zina dans l'islam et les musulmans du Canada

Le Coran interdit la zina, c'est-à-dire les relations sexuelles hors mariage ; la sourate 17 (verset 32) demande même de ne pas s'en approcher. Au Canada, où vivaient près de 1,8 million de musulmans en 2021, ces règles relèvent de la conscience religieuse : le droit canadien ne sanctionne pas ces relations entre adultes consentants.

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Relations hors mariage dans le judaïsme : repères et communautés de Montréal

Le judaïsme réserve en principe la sexualité au mariage, mais les sources nuancent : Exode 22 vise l'homme qui séduit une vierge pour laquelle la dot n'a pas été versée, et la tradition rabbinique a interprété ces règles de façons diverses. À Montréal, communauté décrite comme la plus traditionnelle du Canada, les pratiques varient selon les courants.

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Du Québec catholique au Québec sécularisé : ce qui a changé dans les mœurs

Après 1960, l'État québécois a repris à l'Église l'éducation, la santé et l'aide sociale, la messe dominicale s'est vidée et la morale sexuelle traditionnelle a été largement rejetée. Le Québec reste la seule province majoritairement catholique, mais la part des catholiques est passée de 74,7 % en 2011 à 53,8 % en 2021.

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Relations avant le mariage : ce qu'en disent les religions présentes au Québec

Les grandes religions présentes au Québec réservent traditionnellement la sexualité au mariage : le Catéchisme catholique condamne la fornication, le Coran interdit la zina et la Torah encadre la séduction. Les lectures varient toutefois selon les courants, et 34,6 % des Canadiens se déclaraient sans religion au recensement de 2021.

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L'ultramontanisme et l'encadrement des mœurs au Québec

L'ultramontanisme est un courant catholique qui défend l'autorité du pape et la prééminence de l'Église sur la vie publique. Implanté au Québec dans les années 1820, porté par Mgr Ignace Bourget, il influence l'enseignement, la doctrine sociale et les directives des évêques jusqu'aux années 1950, avant que la Révolution tranquille et Vatican II n'y mettent fin.

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